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[i564] DE LA VILLE DE PARIS. ' 457
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DCLXV. — Procès verbal faict pour la desmission des antiens Prevost et Eschevins,
ET POUR LA RECEPTION DES NOUVIÎAULX W.
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'3i août 1564. (H i784, fol. 261 r°.)
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Du jeudy, dernier jour d'Aoust.
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moyen dc quoy se desistoit dud. estat et remist ses clefz sur le Bureau ; le semblable fist le sire Claude Le Prebstre, disant qu'il avoit faict lad. charge au lieu ct pour parachever le temps qui restoit à parachever par mc Jehan Lescaloppier, lequel temps estoit expiré, et pourtant se désista et remist les clefz comme les autres. Ce faict, led. de Marle demanda aud. sr mareschal s'il luy plaisoit pas quc chacun de lad. compagnie,.assemblée par son commandement, dict son advis sur lesd, lectres; auquel led. sr feist responce en la presence desd. Conseillers que quant à luy il ne mectoit jamais, ny faisoit mectre en deliberation ung commandement du Roy, et qu'il les avoit seullement mandez pour leur faire entendre la lecture desd, lectres et la volunté du Roy, et pour estre presens à l'execution des commandemens de Sa Magesté. Semblables remonstrances luy ont esté faictes par me Augustin de Thou, advocat dud. Sr au Chastellet de Paris, et l'ung desd, scrutateurs, disant par icelles que, d'aultant que les lectres du Roy s'adres-soient aux manans.et habitans de lad. Ville, la compagnée ne pouvoit rien faire sans que lesd, manans et habitans de lad. Ville y feussent appellez; suppliant tres humblement mond. sr le mareschal, comme nostre Gouverneur, de voulloir conserver lad. Ville en ses previlleges et franchises. Pareilles remonstrances a faictes monsr Hennequin, ausquelz mond. sr le mareschal feist responce que les lectres, en ce qu'ilz s'adressent aux manans et habitans de lad. Ville, s'entendoit et debvoit entendre pour le regard des scrutateurs; et >du surplus, qu'il penserait faire grand tort et injure à la compagnie, s'il les faisoit deliberer sur le voulloir du Roy, et qu'il estoit bien tani asseuré que la compagnie voulloit obeir au Roy, ayant entendu son voulloir, qu'elle ne vouldroit aucunement deliberer sur icellui, et le révocquer aucunement en doubte, et qu'il estoit venu seullement pmir executer ce qui luy estoit commandé,
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Au jour d'huy, suyvant les mandemens que ont faict expedier Mess™ les Prevost des Marchans et Eschevins de la ville de Paris, ce jour d'huy matin, suyvant le commandement que leur en avoit faict mons" le mareschal de Montmorency, Gouverneur et Lieutenant pour le Roy à Paris et Ysle de France, portez à Mess" les. Conseillers de lad. Ville et aux quatre scrutateurs de l'election dernierement faicte des Prevost des Marchans et Eschevins d'icelle Ville, se sont trouvez en lad.. Assemblée., c'est assavoir, led. sr mareschal de Montmorency, Messieurs les Prevost des Marchans, Eschevins et Conseillers d'icelle Ville, et lesd, quatre scrutateurs, en la presence desquelz led. sr mareschal bailla à monsr de Marle., lors Prevost des Marchans, deux lectres, l'une du Roy et l'autre de la Royne, desquelles la teneur est cy dessus transcripte, c'est assavoir, les lectres du Roy à noz tres chers et bien amez les Prevost des Marchans, Eschevins, manans et habitans de nostre bonne ville et cité de Paris, dactées du vingt sixiesme jour d'Aoust 1564; celle du Roy, signée : CHARLES, et au dessoubz : de L'Aubespine, et celle de la Royne : CATHERINE, et au dessoubz : de L'Aubespine. Et la lecture faicte desd, lectres par le Greffier de lad. Ville, led. de Marle remonstra que son temps estoit expiré,, et qu'il avoit exercé l'estat de Prevost des Marchans par le temps et espace de quatre ans; ayant premierement esté esleu et depuis continué, au moyen de quoy remectoit, comme de faict il remist, ses clefz sur le Bureau, entre les mains de monsr le mareschal, luy suppliant et la compagnée de voulloir ne prendre en mauvaise part ce qu'il auroit faict durant led. temps; le semblable feist le sire Claude Marcel, disant qu'il avoit faict le serment, l'année passée, dud. estat d'Eschevin pour ung an seullement, lequel estoit expiré, au
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qu'ils ne facent faulte de les admectre et recevoir esdictes charges-; Ia Reine recommandait au maréchal d'agir en sorte a que les choses passent en la plus grande doulceur que faire se pourra - ; elle ajoutait en post-scriptum «que la volunté du Roy ayst que seulx do la Ville et nous ne souit plus queune mesme chose-, et le priait de consacrer tous ses soins à «leur aulter la defianse qu'ils pregnent et dousement les reguagner, de façon qu'i pregnent en nous la fiance qu'il ont mise en beaucoup d'aultres». (Lettres de Catherine de Médicis, t. II, p. 219.)
-1' Ce procès-verbal a été analysé, avec citation de nombreux passages, par M. Robiquet, Histoire municipale de Paris, p. 523-52 7, et par M. H. de la Ferrière, Lettres de Catherine de Médicis, t. ll, p. 220, note.
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